Pratiquer le Lagree enceinte
La grossesse est une période de transformation profonde. Votre corps change, vos priorités aussi. Et si, pendant ces neuf mois, vous aviez la possibilité de pratiquer un sport qui vous renforce, vous apaise, et vous prépare physiquement à l’accouchement ?
Le Lagree n’est pas un sport « ordinaire ». C’est une méthode pensée pour le contrôle, la précision, et surtout, le respect de votre corps. Contrairement à beaucoup de disciplines sportives, elle n’impose pas de chocs articulaires, pas de gestes brusques, pas d’impact violent sur votre bassin.
Alors oui, pratiquer le Lagree enceinte, c’est possible. Et c’est même une excellente décision pour de nombreuses femmes.
Découvrez comment adapter cette méthode à votre grossesse, quels en sont les véritables bénéfices, et surtout, comment pratiquer en toute sérénité ?
Est-ce que le Lagree est sûr pendant la grossesse ?
C’est la question que toutes les futures mamans se posent. Et c’est normal. Votre instinct de protection envers votre bébé prend le dessus, et vous voulez être certaine que chaque mouvement est judicieux.
La réponse est oui, le Lagree est sûr pendant la grossesse, sous certaines conditions. Mais pour le comprendre vraiment, il faut revenir aux fondamentaux de cette méthode et comprendre exactement ce qui la rend compatible avec la grossesse.
L’absence d’impact articulaire
Pendant un cours de Lagree, on ne saute pas. On ne court pas. On ne piétine pas.
Chaque mouvement est exécuté lentement, de manière contrôlée, sans jamais éjecter votre poids du sol. Le Microformer vous guide, vous stabilise. Les ressorts et les plateformes mobiles absorbent l’énergie, créant une résistance progressive plutôt qu’un choc brutal.
Votre bassin — qui se prépare à l’accouchement — n’est jamais soumis à des compressions répétées ou à des impacts violents. C’est fondamental lors d’une grossesse, car les hormones (notamment la relaxine) relâchent vos ligaments, et vos articulations sont naturellement plus fragiles et plus mobiles que d’habitude.
Pendant la grossesse, votre corps produit 10 fois plus de relaxine qu’en temps normal, ce qui permet à votre bassin de s’élargir pour préparer l’accouchement. Malheureusement, cela rend vos articulations aussi plus instables et plus vulnérables aux blessures.
Les sports à impact élevé (running, jump squats, plyométrie) augmentent le risque de déchirure ligamentaire ou de surcharge articulaire. Le Lagree, par son absence totale d’impact, protège vos articulations tout en les renforçant intelligemment.
Le temps sous tension
Le Lagree ne vous demande pas de faire des mouvements rapides et explosifs. Au contraire.
Vous bougez lentement. Vous maintenez la contraction. Vous respirez consciemment. Cette approche signifie que votre cœur s’accélère progressivement, que vos muscles travaillent profondément, mais que vous restez toujours maître de votre effort. Il n’y a aucune surcharge soudaine, aucun pic de stress cardiaque.
Pendant la grossesse, votre système cardiovasculaire supporte déjà beaucoup de changements. Votre volume sanguin augmente de 50% environ, votre cœur doit pomper plus fort, votre fréquence cardiaque de base s’élève de 10 à 20 battements par minute. Ajouter un entraînement cardio intense et imprévisible serait contre-productif.
Le Lagree permet un entraînement efficace sans surcharger votre rythme cardiaque. L’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) recommande 150 minutes d’activité modérée par semaine pendant la grossesse. Le Lagree s’inscrit parfaitement dans cette recommandation : il vous demande de l’effort, mais un effort maîtrisable.
L’importance de l’avis médical
Bien sûr, chaque grossesse est unique. Certaines femmes doivent limiter l’activité physique pour des raisons médicales (menace de fausse couche, complications du placenta, hypertension gestationnelle, diabète gestationnel, IUGR…). D’autres peuvent pratiquer sans restriction jusqu’au terme.
C’est pourquoi un avis médical est essentiel. Avant de commencer ou de poursuivre le Lagree, parlez-en à votre gynécologue, votre obstétricien ou votre sage-femme. Ils connaissent votre dossier médical, vos antécédents, les spécificités de votre grossesse, et tous les facteurs de risque potentiels.
Votre médecin peut refuser le Lagree si vous êtes diagnostiquée avec :
- Une grossesse à haut risque (menace d’accouchement prématuré, placenta previa avec saignements)
- Un IUGR (retard de croissance intra-utérin)
- Une hypertension artérielle non contrôlée
- Une anémie sévère
- Une pathologie cardiaque préexistante
- Des complications obstétricales graves
Mais même si vous avez une grossesse sans ces complications, votre médecin peut recommander des limitations spécifiques ou des ajustements. Par exemple, si vous avez une histoire de douleur au bassin ou d’instabilité de la colonne vertébrale, il peut recommander de vous adresser à un physiothérapeute prénatale spécialisée avant de commencer le Lagree.
Une fois son feu vert obtenu, vous pouvez vous entraîner en toute confiance.
Les bénéfices spécifiques du Lagree pour les femmes enceintes
Si le Lagree est sûr, c’est surtout parce qu’il apporte des bénéfices réels et profonds aux femmes enceintes.
Renforcement du périnée et de la sangle abdominale
C’est le bénéfice clé du Lagree pendant la grossesse, et souvent celui qu’on oublie ou qu’on minimise.
Votre sangle abdominale subit une transformation massive lors de la grossesse. Ils s’étendent, se relâchent, s’adaptent pour faire place à votre bébé. Cette adaptation est naturelle et nécessaire.
Le Lagree travaille ces muscles profonds de manière extrêmement intelligente. Il vous demande de travailler la stabilité, l’engagement contrôlé du core, la respiration consciente. Vous maintenez vos muscles toniques, vous les stimulez sans les menacer, vous les préparez au travail intense qu’ils fourniront lors de l’accouchement.
Le périnée est également sollicité de manière optimale. Le travail de stabilité, la contraction lente et contrôlée, l’engagement des muscles du plancher pelvien pendant les exercices : tout cela renforce naturellement votre périnée. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas un renforcement agressif ou excessif. C’est un apprentissage du contrôle, de la connexion entre le périnée et le reste de votre core, de la respiration coordonnée avec l’effort.
Corriger et améliorer votre posture pour soulager les douleurs qui accompagnent la grossesse
À mesure que votre bébé grandit, votre centre de gravité se déplace avant d’environ 7 centimètres. Votre dos s’arque naturellement pour compenser (hyperlordose lombaire), votre bassin bascule, vos épaules se ferment en avant pour maintenir l’équilibre. Des douleurs dorsales, lombaires ou de la sciatique apparaissent chez 50 à 80% des femmes enceintes. Beaucoup souffrent de tensions chroniques, de crampes nocturnes, de douleurs.
Le Lagree corrige ces déséquilibres de manière directe et tangible.
En renforçant spécifiquement votre dos, vos épaules, votre sangle abdominale profonde et votre sangle lombaire, cette méthode restaure votre posture et réduit les tensions. Vous vous tenez plus droit. Vous sentez que votre abdomen et votre dos travaillent ensemble pour supporter votre nouveau poids. Vous vous sentez plus légère, moins comprimée dans votre bas du dos. Ces bénéfices réduisent la douleur, améliorent votre qualité de vie et votre sommeil, et perdurent après l’accouchement.
Beaucoup de nos membres signalent qu’après quelques semaines de Lagree enceinte, les douleurs lombaires qui les paralysaient ont diminué significativement. C’est parce que la méthode traite la cause (faiblesse musculaire et déséquilibre postural) plutôt que le symptôme.
Gérer votre prise de poids de manière saine et consciente
Prendre du poids pendant la grossesse est naturel et nécessaire. Une femme d’IMC normal devrait prendre 11 à 16 kg environ. Une prise de poids trop importante augmente le risque de diabète gestationnel, d’hypertension gestationnelle, et rend la reprise post-partum plus longue et plus difficile.
Le Lagree, associé à une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée, vous aide à rester active sans excès. Vous brûlez des calories (environ 300-500 par séance selon votre effort), vous tonifiez votre corps, vous maintenez votre métabolisme actif sans solliciter votre bébé de manière brutale. C’est un équilibre parfait : garder un poids sain, sans mettre en péril votre grossesse.
Préparer votre corps à l’accouchement : la connexion au souffle, au contrôle et à l’endurance
L’accouchement est un effort physique intense. C’est souvent décrit comme le plus grand effort physique que le corps féminin puisse accomplir. Vos muscles devront se contracter puissamment, se relâcher, se contracter à nouveau, pendant des heures parfois. Votre respiration, votre capacité à rester calme sous effort, votre endurance musculaire — tout cela compte.
Une femme qui a pratiqué le Lagree pendant sa grossesse arrive à l’accouchement avec un corps préparé. Elle connaît la contraction lente et contrôlée. Elle sait comment respirer pendant l’effort (les coachs du Lagree insistent énormément sur la respiration). Elle a enduré des mouvements demandant de la rigueur et de la précision pendant 45 minutes à la fois — c’est un entraînement d’endurance musculaire. Elle a appris à écouter son corps, à reconnaître quand elle peut pousser plus loin et quand elle doit lever le pied.
Cette préparation physique rend souvent l’accouchement plus facile et plus court. Pas garanti magiquement, mais c’est une réalité observée par les témoignages dans la communauté du Lagree.
L’aspect mental
Enfin — et c’est loin d’être négligeable — le Lagree vous donne une confiance profonde en votre corps.
Pendant neuf mois, votre corps peut sembler étranger. Vous le voyez changer rapidement, et pas toujours de manière confortable. Vous pouvez ressentir de l’anxiété à propos de votre apparence future, de votre capacité à accoucher, de votre capacité à être mère. C’est normal, mais c’est lourd.
En pratiquant le Lagree, vous vous reconnecter à votre force physique réelle. Vous sentez vos muscles s’engager. Vous contrôlez vos mouvements. Vous constatez que votre corps, malgré les changements, est puissant et capable. Cette expérience quotidienne renforce votre confiance dans vos capacités — y compris votre capacité à accoucher.
Les endorphines libérées pendant l’effort physique complètent cet effet : c’est un bien-être naturel et durable, loin de toute fatigue ou sentiment d’incapacité. Vous ressortirez de chaque séance plus calme, plus centrée, plus en paix avec votre grossesse.

Les trimestres et l’adaptation de la pratique
Votre grossesse n’est pas un bloc homogène. Elle se divise en trois trimestres, chacun avec ses adaptations nécessaires.
Premier trimestre (semaines 1-13) : établir de bonnes bases avec vigilance
Les trois premiers mois sont délicats, mais pas pour les raisons qu’on croit généralement.
Sur le plan physiologique, votre bébé est très bien protégé dans votre utérus, entouré de liquide amniotique. Un sport modéré ne le mettra pas en danger. Votre problème principal n’est pas la sécurité du bébé, mais plutôt vos symptômes : nausées, fatigue extrême, augmentation de la fréquence cardiaque de base, vertiges occasionnels.
Dès le premier trimestre, votre équilibre commence à se modifier légèrement. Ce n’est pas dramatique, mais c’est mesurable. L’afflux d’hormones (relaxine, progestérone) commence à relâcher vos ligaments. Ajoutez à cela les nausées et les vertiges occasionnels du 1er trimestre, et vous comprenez pourquoi le risque de chute augmente. Pour cette raison, si vous pratiquez le Lagree au 1er trimestre, il est crucial de maintenir un contact avec la barre de support à tout moment, même si c’est déjà le cas pour les mouvements debout.
Si vous pratiquiez déjà : Vous pouvez continuer. Les mouvements ne changent pas, mais votre perception change. Vous pourrez trouver une séance moins confortable qu’avant — ce qui est normal. Votre respiration peut être plus difficile (votre diaphragme commence à être légèrement comprimé). Vous vous fatiguez plus vite. La nausée peut rendre certaines positions inconfortables.
L’écoute du corps est clé. Si vous vous sentez nauséeuse, ralentissez. Si vous vous sentez étourdie, arrêtez et reposez-vous. Si une posture vous gêne, dites-le à votre coach. Il adaptera en temps réel.
Si vous ne pratiquiez pas avant : C’est un moment pour commencer, mais avec une approche très progressive. Votre corps doit apprendre la méthode sans être submergé par la grossesse. Commencez par une séance par semaine maximum. Écoutez votre corps. Augmentez progressivement la fréquence (une à deux séances par semaine) seulement si vous vous sentez capable et si votre coach confirme que votre exécution est sûre.
Fréquence recommandée : 1-2 séances par semaine au 1er trimestre. Moins c’est mieux si vous débutez pendant la grossesse.
Deuxième trimestre (semaines 14-27)
Les semaines 14 à 27 sont souvent le moment où les femmes enceintes se sentent le mieux — et c’est le moment idéal pour progresser dans votre pratique du Lagree.
La nausée a généralement disparu. La fatigue extrême du début s’est résorbée. Vous commencez à vous habituer à votre nouveau corps. Votre ventre grandit, mais pas au point de devenir gênant pour les mouvements. C’est le moment où votre énergie est là, où les exercices vous semblent plus accessibles, où les progrès sont les plus visibles.
Vous pouvez pratiquer 2 à 3 fois par semaine sans problème. Votre corps peut supporter cet effort. C’est le trimestre idéal pour construire une base musculaire solide, pour vraiment renforcer votre core et votre périnée, pour améliorer votre endurance.
Vers la fin du 2e trimestre (autour de la semaine 16-20), deux adaptations importantes commencent à devenir nécessaires :
1) Éviter les positions allongées sur le dos (supine) : À partir de la semaine 16 environ, rester allongée sur le dos pendant une durée prolongée peut comprimer la veine cave inférieure (une grande veine qui ramène le sang du bas de votre corps vers votre cœur). Cette compression peut causer le « supine hypotension syndrome » — une baisse de la pression artérielle qui peut vous faire sentir étourdie, nausée, ou inconfortable. Ce n’est pas une interdiction absolue (vous pouvez être allongée quelques secondes ou minutes), mais les exercices prolongés en position allongée sur le dos doivent être évités ou très limités. Votre coach saura quels exercices adapter ou remplacer.
2) Éviter les positions allongées sur le ventre (prone) : Bien sûr, allongée sur le ventre devient inconfortable au 2e trimestre simplement parce que vous avez un ventre ! Mais c’est aussi une question de sécurité : cette position compresse votre abdomen et peut être inconfortable pour votre bébé. Ce type d’exercice doit être abandonné.
3) Privilégier l’avant de la machine (front) : À partir du 2e trimestre, il est recommandé de faire les exercices à l’avant du Microformer plutôt qu’à l’arrière. Les exercices à l’arrière de la machine mettent plus de tension sur votre abdomen et sur votre bassin, ce qui peut être gênant. L’avant de la machine permet une meilleure stabilité et un meilleur contrôle.
4) Augmenter la stabilité générale : À mesure que votre ventre s’arrondit, votre centre de gravité se déplace. Les exercices d’équilibre deviennent plus importants et plus difficiles. Votre coach peut réduire la tension des ressorts légèrement pour que vous puissiez maintenir l’équilibre avec plus de sécurité, et insistera davantage sur les exercices de stabilité du bassin et du tronc.
Certains mouvements peuvent commencer à devenir inconfortables (torsions de la colonne vertébrale, flexions avant excessives), et des adaptations seront apportées naturellement, avec l’aide de votre coach.
Fréquence recommandée : 2-3 séances par semaine au 2e trimestre. C’est le moment de vraiment construire votre force.
Troisième trimestre (semaines 28-40)
À partir de la 29e semaine, tout change. Vous entrez dans la ligne d’arrivée de votre grossesse, et votre corps le fait savoir.
Votre ventre est important voir très important. Votre centre de gravité a basculé dramatiquement. Vous vous fatiguez plus vite. Certains mouvements deviennent carrément impossibles, non pas par manque d’effort, mais parce que physiquement, votre ventre vous bloque.
C’est normal. Et c’est le moment de modifier intelligemment votre pratique.
Lors du 3 ème trimestre il convient d’abandonner complètement les positions allongées (dos ET ventre). Tous les exercices doivent être en position assise, debout, ou en position latérale (côté droit de préférence). Les coachs du Lagree connaissent des dizaines d’exercices alternatives qui donnent les mêmes bénéfices sans vous forcer dans une position inconfortable ou dangereuse.
Comme vous vous fatiguez plus vite, la tension des ressorts peut être réduite pour maintenir une intensité modérée. Ce n’est pas une baisse de « difficultée », mais une adaptation intelligente pour que vous puissiez compléter votre séance confortablement.
Les exercices debout deviennent prioritaires. Ils vous permettent de maintenir l’équilibre naturellement, de travailler votre stabilité du bassin, et de garder une bonne posture ; exactement ce dont vous avez besoin au 3e trimestre. Les rotations du buste et les torsions lombaires intenses sont limitées pour ne pas mettre de tension inutile sur votre utérus et votre bassin.
Beaucoup de femmes continuent à pratiquer le Lagree jusqu’à quelques jours avant l’accouchement — certains studios rapportent des membres qui ont fait une séance la veille de leur accouchement ! Ce n’est pas une obligation. Si vous vous sentez trop fatiguée ou inconfortable, c’est le moment de ralentir ou d’arrêter. L’écoute du corps est cruciale.
Fréquence recommandée : 1-2 séances par semaine au 3e trimestre, selon votre énergie et votre confort. La qualité plutôt que la quantité.
Les adaptations importantes à respecter
Pour que votre pratique du Lagree soit sûre et bénéfique, certaines adaptations et restrictions sont incontournables. Ce ne sont pas des interdictions arbitraires, mais des modifications intelligentes basées sur l’anatomie de la femme enceinte et les réalités physiologiques de la grossesse.
Pour la stabilité et l’équilibre, la barre de support est NON-NÉGOCIABLE
C’est probablement l’adaptation la plus importante à retenir : vous devez avoir une main sur la barre de support (ou le rail du carriage) à tout moment lorsque vous êtes debout.
Pourquoi ? Parce que votre équilibre change dès le 1er trimestre et s’aggrave progressivement. Votre centre de gravité se déplace, vos ligaments se relâchent (rendant vos chevilles et vos genoux moins stables), et les hormones de la grossesse affectent légèrement votre proprioception (votre sens de la position de votre corps dans l’espace). Même une femme enceinte qui pratiquait le Lagree avant sa grossesse et qui avait un excellent équilibre notera une baisse de sa stabilité.
Cela signifie :
- Pas de super lunges ou 5th lunges où vous n’avez pas de main-libre pour vous stabiliser
- Pas de mouvements debout en équilibre sur une seule jambe sans support
- Pas de mouvements « free standing » complexes qui nécessitent une parfaite coordination
- Toujours garder une main sur la barre, même pour des mouvements simples
- Echanger avec votre coach pendant la séance pour valider votre position
La respiration
La respiration est au cœur du Lagree. Normalement, on inspire lorsqu’on prépare le mouvement, et on expire lors de l’effort.
Pendant la grossesse, c’est encore plus important :
- Jamais de Valsalva maneuver (retenir votre souffle en poussant fort) — cela augmente votre pression intra-abdominale de manière dangereuse
- Préférez une Respiration fluide et continue
- Inspirez lors de la préparation, expirez lors de l’effort
- Si vous sentez que vous retenez votre souffle, arrêtez le mouvement et respirez
Une respiration inappropriée peut augmenter la pression dans votre abdomen et mettre de la tension sur votre périnée, sur votre utérus, et sur vos cicatrices si vous avez eu des points de suture ou une déchirure précédente (notamment si c’est un 2e enfant et que vous avez accouché il y a moins de 2 ans).
Le rôle du coach
Votre coach n’est pas juste là pour compter les répétitions. Surtout pendant la grossesse, il ou elle doit être vraiment actif/active dans l’adaptation de votre séance.
Avant votre première séance (ou la première après avoir confirmé votre grossesse), dites clairement à votre coach :
- La semaine ou le trimestre de votre grossesse
- Vos antécédents médicaux (problèmes de dos, douleur pelvienne, etc.)
- Les mouvements qui vous gênent actuellement
- Les zones où vous ressentez des douleurs
- Vos objectifs (vous voulez rester active ? Préparer votre accouchement ? Maintenir votre sangle abdominale ?)
Une bonne communication = une séance vraiment adaptée et sûre.

La reprise du Lagree au post-partum
L’accouchement est derrière vous. Vous avez fait un travail extraordinaire. Votre corps a accompli un miracle. Maintenant, il a besoin de temps pour récupérer.
C’est l’une des erreurs les plus courantes : les femmes reprennent le sport trop tôt après l’accouchement. Elles se sentent bien mentalement, elles veulent retrouver leur corps, elles ont envie de bouger et elles reprennent le Lagree ou un autre sport intense avant que leur corps soit vraiment prêt. Voici une timeline de récupération type :
Semaines 0-6
Ces six premières semaines sont consacrées à la guérison, peu importe comment vous avez accouché. Qu’il y ait eu une déchirure, une épisiotomie, une délivrance lente ou difficile, ou un accouchement simple et rapide, votre périnée, votre utérus et votre bassin ont besoin de temps.
Une fois que vous avez terminé la rééducation périnéale (vers la semaine 8-12), VOUS POUVEZ envisager de reprendre le Lagree.
Semaines 12+
Vous avez l’aval de votre médecin. Vous avez terminé votre rééducation périnéale. Vous vous sentez prête. Voici comment reprendre le Lagree de manière intelligente :
Votre première séance doit être une séance très légère, à très basse intensité. Parlez à votre coach : expliquez-lui que c’est votre première séance post-partum. Il devra :
- Réduire la tension des ressorts à environ 40-50% de votre niveau pré-grossesse
- Vous proposer des mouvements simples, sans compression abdominale
- Éviter les mouvements de torsion
- Surveiller attentivement votre respiration et votre posture
- S’assurer que vous ne retenez pas votre souffle
- Vous encourager à vous reposer entre les exercices
A partir de la semaine 12 à 16, vous pouvez envisager une progression lente. Une à deux séances par semaine maximum. Augmentez très légèrement la tension des ressorts chaque semaine (5-10% d’augmentation), mais seulement si vous vous sentez bien, sans douleur périnéale.
Vous pouvez graduellement augmenter la fréquence à 2-3 séances par semaine après 4 à 6 mois après votre accouchement et commencer à vous rapprocher de votre ancien niveau d’intensité. Mais c’est progressif — vous n’allez pas revenir à 100% instantanément.
Signaux d’alarme — arrêtez et consultez si :
- Douleur périnéale pendant ou après la séance
- Fuites urinaires ou anales
- Saignements ou augmentation des lochies (saignements post-partum)
- Sensation de lourdeur ou de « descente » dans le bassin
- Douleur abdominale ou sensation d’étirement excessif
Considérations spéciales à prendre en compte lors du post-partum
Si vous allaitez : L’allaitement change légèrement votre composition corporelle et peut augmenter la sensation de fatigue. Adaptez l’intensité en conséquence.
Si vous avez une cicatrice de césarienne : Attendez au moins 8-10 semaines avant de reprendre, et même après, privilégiez les exercices qui ne compressent pas ou n’étirent excessivement votre abdomen. Votre cicatrice continuera à cicatriser pendant plusieurs mois.
Diastasis recti post-partum : Beaucoup de femmes ont un diastasis recti après l’accouchement. Votre physiothérapeute évaluera la sévérité. Si c’est modéré, le Lagree progressif peut aider à le corriger. Si c’est sévère, attendez plus longtemps et travaillez avec votre physiothérapeute avant de reprendre.
Retour des règles : Attendez d’avoir eu au moins 1-2 cycles menstruels avant de reprendre à intensité normale. Vos hormones sont encore très instables post-partum.
Conclusion
Pratiquer le Lagree enceinte n’est pas un acte de bravoure insensée. C’est un choix intelligent, bienveillant envers votre corps et votre bébé — et c’est aussi une excellente préparation physique et mentale pour l’accouchement.
La méthode, par sa nature même, est parfaitement adaptée à la grossesse. Elle renforce où il faut, respecte vos articulations fragiles, prépare votre corps au grand moment de l’accouchement, et vous donne une confiance physique profonde pendant ces neuf mois de transformation.
Mais voilà le secret : ce qui rend le Lagree vraiment sûr pendant la grossesse, ce n’est pas juste la méthode. C’est l’encadrement, l’adaptation, la connaissance, et la bienveillance de ceux qui vous guident.
Nous vous accueillerons comme nous accueillerons tous nos membres — avec attention, écoute, et bienveillance renforcée. Vous rencontrerez un coach de la Happy Family qui connaît intimement l’approche du Lagree à Toulouse. Il ou elle écoutera vos antécédents, vos préoccupations. Vous découvrirez le Microformer, cette machine singulière qui devient votre alliée pendant ces neuf mois.
Et vous ressortirez de cette séance avec la certitude que vous avez fait le bon choix pour vous et votre bébé.
Votre première séance chez Happyness Club :
Nous vous accueillerons comme nous accueillerons tous nos membres — avec attention, écoute, et bienveillance renforcée. Vous rencontrerez un coach de la Happy Family qui connaît intimement l’approche du Lagree à Toulouse. Il ou elle écoutera vos antécédents, vos préoccupations. Vous découvrirez le Microformer, cette machine singulière qui devient votre alliée pendant ces neuf mois.
Et vous ressortirez de cette séance avec la certitude que vous avez fait le bon choix pour vous et votre bébé.
